Réduire les consommations énergétiques est devenu un enjeu central pour les collectivités.
Non seulement pour des raisons climatiques, mais aussi pour des questions de maîtrise budgétaire et de résilience territoriale.
Si les politiques publiques se sont longtemps concentrées sur les infrastructures et les systèmes techniques, les données récentes montrent qu’un levier humain complémentaire mérite une attention accrue : les usages dans les logements. (Le fameux gap de performance entre la théorie et la réalité!)
Le secteur résidentiel concentre une part majeure des consommations énergétiques. N’oublions pas que l’approvisionnement énergétique suisse dépend à près de 75% des importations de carburants et combustibles fossiles et de combustibles nucléaires.
À l’échelle mondiale, selon le GIEC, le secteur résidentiel représente 21% de la demande finale mondiale en énergie, et une part équivalente des émissions liées à l’énergie. En Suisse, les bâtiments totalisent environ 45 % de la consommation finale d’énergie et près de 25 % des émissions de CO₂, principalement liées au chauffage et à l’eau chaude sanitaire (Office fédéral de l’énergie, Statistique globale suisse de l’énergie, 2023).
Pour les communes, cela signifie une chose. Agir sur les logements est l’un des leviers les plus rapides, les plus efficaces et les moins coûteux pour réduire durablement les consommations.
Les Visites Éco-Logement reposent sur un principe simple.
Elles combinent :
Cette approche permet de réduire les consommations d’électricité, de chaleur et d’eau sans transformation du bâti.
Pris individuellement, les gains par logement sont modestes. Pris collectivement, ils deviennent déterminants.
Dans le canton de Vaud plus de 26’000 logements visités on permis une réduction soit équivalente à la consommation de 730 ménages en électricité, 1'900 ménages en chaleur, 5'600 ménages en eau.
L’enjeu n’est donc pas la performance d’une visite isolée. C’est la capacité à déployer ces actions à l’échelle d’un territoire.
Les Visites Éco-Logement ne relèvent pas d’une dépense supplémentaire, mais d’un outil de gestion anticipative.
Elles s’inscrivent dans la trajectoire de la société à 2’000 Watts, fondée sur deux leviers complémentaires : la sobriété énergétique, qui réduit la demande par les usages, et l’efficacité énergétique, qui optimise l’existant.
En agissant sur les usages réels, Éco-Logement permet de diminuer durablement les consommations, sans dégrader la qualité de vie, avec des effets mesurables à l’échelle des territoires.
La reconduction de la subvention Éco-Logement jusqu’en 2028 dans le Canton de Vaud repose sur des résultats documentés.
Cette prolongation vise explicitement à permettre des déploiements à grande échelle et à renforcer l’effet de masse, identifié comme un pilier de la stratégie énergétique cantonale à l’horizon 2030.